Depuis de nombreuses années, comme bon nombre d’amateurs de jeux vidéo, j’ai fait de la reconnaissance du jeu vidéo auprès du grand public l’un de mes chevaux de bataille. Au même titre qu’un amateur de cinéma peut aimer les blockbusters hollywoodiens et les films d’arts et essais, on peut aimer à la fois faire tout griller sur son passage dans Far Cry 6 un jour et se délecter d’une aventure poétique le lendemain.

Et quoi de mieux pour appuyer mes propos sur ce que peut être la beauté et la finesse du jeu vidéo que de voir que des sociétés comme ARTE continuent de progresser dans l’édition de titres ? C’est le cas aujourd’hui avec Inua, a story in Ice and Time, qui nous arrive sur Nintendo Switch et PC.

Inua nous propose de plonger dans une courte aventure (comptez environ trois heures pour en voir le bout) en point’n’click, à la découverte des secrets du Grand Nord canadien. On va y suivre les aventures de trois personnages aux destins liés, malgré plusieurs siècles les séparant.

La première impression qui se dégage de ce jeu développé par les français de IKO et The Pixel Hunt (déjà à l’oeuvre sur le beau Enterre-moi mon amour, déjà avec ARTE), c’est celle d’une véritable identité graphique travaillée et léchée. On prend plaisir à contempler chacune de ces scènes, construites comme autant de dioramas que l’on peut pivoter pour découvrir les secrets qu’ils renferment. Et lorsque, après un moment de jeu, on découvre l’une des nouvelles mécaniques de gameplay, qui fait que ces scènes co-existent simultanément dans trois périodes différentes, et que les actions du passés se répercutent dans le présent, on prend un véritable plaisir à les contempler avec un niveau plus intense encore.

A côté de cela, Inua est un jeu très facile, que l’on peut facilement glisser dans la catégorie des titres narratifs, tant l’aventure se déroule devant nous sans véritable accroc. On parcourt les pensées de chaque personnage pour faire avancer l’intrigue, qui nous emmène sur les traces du HMS Terror, disparu dans les glaces lors de l’Expédition Franklin en 1845. Avec elles, ce sont également les légendes inuits qui sont explorées et que l’on apprend à découvrir. La bande-son du jeu nous propose d’ailleurs d’entendre les compositions musicales de Tanya Tagaq, une chanteuse inuite, ce qui est une belle façon de boucler la boucle en termes de réalisation.

Inua, a story in Ice and Time est un vrai beau jeu, développé par de talentueux français (oui, un peu de chauvinisme par ici, je le consens), qui vous fera découvrir de manière réellement plaisante de très belles choses. Une poignée d’heures agréables, que je ne saurais que trop vous conseiller.

J’ai rédigé cet article pour l’incroyable, le formidable, le grandiose site Conso-Mag.com, que vous devez absolument consulter. Oui. Dépêche toi !

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