Beaucoup de portages sont apparus sur Nintendo Switch. Certains sont venus nous proposer des titres parus sur Wii U auxquels personne n’avait joué (coucou Pikmin 3). D’autres sont simplement des adaptations tardives de jeux sortis sur PC et/ou autres consoles un peu plus tôt. C’est le cas de Tropico 6. Initialement paru sur ordi, il avait fait le voyage jusqu’aux Playstation 4 et Xbox One l’an dernier. Un an plus tard, il arrive sur la console hybride de Nintendo. Pour notre plus grand plaisir. 

Comme c’est bien souvent le cas pour ce type de portages, nous n’allons pas revenir en détails sur le contenu du jeu en lui-même dans ce test, puisque nous l’avions déjà fait à l’époque de notre test de Tropico 6 sur Xbox One

On reprend les mêmes

A l’époque, on avait adoré retrouvé la formule bien connue, le côté complètement immoral de cette licence qui nous propose de nous glisser dans la peau d’un dictateur sans foi ni loi. Ce sixième épisode de la saga apportait bien évidemment son lot de nouveauté, notamment au niveau des maps, désormais bien souvent construites en archipel, avec leurs lots de ponts pour les relier entre elles. 

On découvrait également tout un système complètement loufoque de vol de monuments historiques par des pitates que vous pouviez former. Avec sufisamment de ressources, il était ainsi possible de s’emparer de la Tour Eiffel, du Colisée ou je ne sais quelle autre merveille mondiale. Brillant. 

On avait également été séduit par la maniabilité à la manette qui, si elle n’atteint pas l’efficacité d’un combo clavier/souris, avait été parfaitement optimisée sur la version Xbox One que nous avions eu entre les mains. 

Alors, quoi de neuf ? 

Comme pour bon nombre de titres, voir débarquer une version Switch de Tropico 6 est avant tout un bonheur pour les joueurs nomades qui vont pouvoir emporter leur console portable durant leurs déplacements en train, à l’hôtel ou pendant les vacances chez mamie. Pouvoir gérer sa République depuis le creux de sa main est absolument génial, et on ne se lasse pas des caractéristiques propres de la console de Nintendo. 

C’est d’ailleurs uniquement si vous comptez y jouer en mode nomade – et plus ou moins uniquement celui-ci – que l’on vous conseillera l’achat de cette version Nintendo Switch de Tropico 6. La puissance moindre de la petite de Nintendo a en effet forcé les développeurs à un downgrade visuel qui se remarque moins en portable, du fait de la résolutoin, mais qui n’est franchement pas flatteur quand on le bascule sur la 150 cm du salon. Techniquement, le titre souffre encore des mêmes lacunes que les précédentes versions, à savoir des saccades qui ont tendance à se faire ressentir occasionnellement, pour peu que le terrain de jeu soit un peu trop dense. 

A côté de cela, on apprécie encore une fois la prise en main, toujours pensée avec une roue de compétences et d’options qui se sélectionnent via le stick, tandis que quelques fonctionnalités (comme mettre le jeu en pause ou accélérer le temps) peuvent se déclencher tactilement lorsque vous êtes en nomade. 

Tropico 6 reste l’excellent jeu qu’il était l’an dernier, au moment de sa sortie sur consoles, et un peu plus tôt quand il a vu le jour sur PC. On prend toujours autant de plaisir à adopter un comportement complètement immoral et despotique. Le portage Switch, pour sa part, possède toutes les qualités et tous les défauts auxquels on pouvait s’attendre. Si on adore pouvoir bénéficier du côté nomade de la console pour se lancer dans des parties un peu partout, la puissance de la console de Nintendo est un peu à la peine pour afficher une version qui tient la route face aux autres supports. Si vous avez envie de jouer en mode portable, foncez, vous prendrez du plaisir. A la maison, choisissez plutôt la version PC ou Xbox One / PS4, si vous le pouvez !

Article publié sur Conso-Mag dans un premier temps.

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